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Historique médicalp.11
On tient absolument à m'opérer encore... moi je dis ASSEZ!
Ayant réussi à obtenir une enveloppe de films, enfin complète, que j'ai vérifiée moi-même après avoir insisté pour la décacheter, et surtout un rendez-vous après 2 semaines, je me suis présentée à nouveau devant le chirurgien au troisième hôpital avec la lettre d'introduction préparée par le pneumologue. Malheureusement, cette missive était rédigée de telle façon qu'on ne savait pas si elle préconisait la poursuite de l'investigation ou non. Le chirurgien et son assistant ont relu plusieurs fois la lettre et ont décidé de poursuivre puisque j'étais là.Même après que je lui eus annoncé que mon supposé cancer était un faux positif, le chirurgien spécialiste m'a dit que j'avais 5 nodules aux poumons (1 à gauche, 4 à droite) et que leur forme ne semblait pas normale, qu'ils pouvaient donc ne pas être reliés à un choriocarcinome mais à un autre cancer. Il a alors demandé que je revois le pneumologue afin de me faire passer un nouveau scan le mois suivant pour vérifier si les nodules allaient changer de forme ou de taille.
Après d'autres démarches pour rejoindre quelqu'un qui pourrait me donner une demande de scan (pneumologue débordé, gynécologue absent pour la semaine, finalement la secrétaire de mon médecin de famille... une chance que ce n'était qu'un risque de cancer après tout), j'ai réussi à obtenir un rendez-vous pour le scan assez rapidement et un autre rendez-vous chez le chirurgien pneumo-thoracique.
Le chirurgien, voyant que l'état des nodules n'avait pas changé (normal pour des cicatrices non?), voulait quand même procéder à la biopsie des poumons. Il s'est même permis d'insister en précisant que s'il ne vérifiait pas de visu, je risquais de mourir dans les deux années à venir. Il ne pouvait pas préciser la longueur de l'ouverture qu'il allait faire: si le premier nodule se révélait négatif, il devrait chercher les autres, lesquels étaient répartis inégalement sur l'ensemble des poumons... J'ai donc refusé la biopsie. Il a alors proposé un scan tous les 6 mois. C'était toujours mieux que de passer l'été en convalescence avec tous les risques d'attraper autre chose à l'hôpital (infection nosocomiale, etc.)
Pour moi ce n'était pas vraiment fini. Le spécialiste en hémato-oncologie continuait à me suivre: mon taux de fer baissait dès que j'arrêtais les surplus donc on me prescrivait chaque fois du sulfate ferreux.
Mon gynécologue m'a enfin fait parvenir le bulletin technique concernant les anticorps hétérophiles (HAMA), avec le moins de détails possibles. Il devait avoir peur des poursuites que j'aurais pu faire. Quoi qu'il en soit, je n'avais pas l'intention de poursuivre qui que ce soit à ce stade. J'avais vécu assez de stress comme ça. J'en étais d'ailleurs encore à me demander si j'avais ou non un cancer. Après tout, l'erreur pouvait être dans les deux sens et personne n'avait encore expliqué la cause de mon anémie.
2001 - Nouvelle déception chez le dentiste
Avec tous mes problèmes médicaux, j'avais délaissé mes traitements dentaires. À l'automne 2001, soit moins de deux ans après la fin des traitements, lors du rendez-vous prévu pour un nettoyage, j'avais la sensation que les instruments m'arrachaient quelques petits morceaux de dents mais rien de bien grave. Cependant l'hygiéniste dentaire a trouvé cela bizarre, d'autant plus qu'il m'a dit que je devais être du genre à manger beaucoup de sucreries, ce à quoi j'ai répondu que je n'en prenais pratiquement jamais (l'équivalent d'une canette de boisson gazeuse par semaine, ce n'était sûrement pas beaucoup!). Utilisant ses miroirs de travail, il m'a alors montré des trous dans mes dents, au beau milieu des molaires supérieures, qui indiquaient que des instruments avaient fait un travail mais que plus rien ne recouvrait l'emplacement. La composite avait tout simplement disparu!Le dentiste, sans mentionner les trous, a simplement fait remarquer à son assistant qu'il y avait des pics rugueux à corriger (problème qui n'a été ni expliqué ni repris). Le dentiste a ensuite indiqué que mes dents étaient très usées et, après avoir consulté la fiche de traitements, a conclu que ce n'était pas si mal, que ça avait quand même duré quatre ans. Comme j'avais la bouche grande ouverte, je pouvais difficilement le reprendre.
En fait, l'examen initial datait de trois ans auparavant. Les travaux qui dataient de trois ans concernaient la mâchoire inférieure... ceux-là avaient tenu... rappelons-nous que la couche était trop épaisse... Alors qu'il n'y avait pratiquement plus aucune trace de la composite appliquée sur les dents de la mâchoire supérieure, traitements terminés à peine deux ans plus tôt!
Le dentiste m'a alors annoncé que tous les traitements étaient à refaire. Il voyait là un problème pour lequel il n'avait aucune explication. Avant de me préparer une nouvelle cédule de traitements, il m'a suggéré de visiter un prosthodontiste de sa connaissance dont il m'a fourni les coordonnées. J'ai appelé dès le lendemain mais on m'a répondu que le dentiste en question avait pris sa retraite et que sa clientèle était transférée à un autre jeune spécialiste. Comme ce bureau était situé plutôt loin de chez moi et que tant qu'à ne pas avoir droit à un dentiste expérimenté, je pouvais tout aussi bien me trouver un spécialiste "local", j'ai consulté l'annuaire de la ville.
