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Historique médicalp.12
Une autre spécialité dentaire
Après m'être renseignée sur la profession de prosthodontiste et ne comprenant pas le but de m'envoyer là pour la composite qui n'avait pas tenu, j'ai décidé de prendre rendez-vous dans une clinique de chirurgie buccale et maxillo-faciale.C'est le genre de clinique où on marche toujours sur du tapis, dans un environnement feutré, où les rendez-vous sont tellement espacés qu'on ne rencontre que très peu d'autres clients et qu'on ne risque pas d'attendre très longtemps. C'est surtout le genre d'endroit où on nous charge des frais de consultation un peu plus importants même pour un premier examen, mais au moins pour ce dernier point, on nous avertit lors de la prise de rendez-vous (ce qui n'est pas toujours le cas des autres cliniques ordinaires. Un peu plus tard, j'ai réalisé que tous les spécialistes tendent à charger pas mal cher pour une simple consultation.) Tout ça pour dire que j'étais un peu embarrassée par le chic de la clinique.
Le spécialiste en chirurgie buccale et maxillo-faciale, après avoir entendu mon histoire, m'a tout de suite précisé que je ne frappais pas à la bonne porte. Il ne pouvait pas m'expliquer pourquoi la composite n'avait pas tenu. Par contre, pour la mâchoire qui craquait, il m'a indiqué quelques exercices de mâchoire à faire régulièrement, une minute à la fois, afin d'obliger ma mâchoire inférieure à se remettre dans la bonne position. Je dois dire qu'il parlait en connaissance de cause car ces exercices ont eu un effet très rapide. Après une semaine seulement, c'était réglé. Rien que ça valait bien les frais de consultation. Ce n'est pas définitif puisque la composite trop épaisse est encore là, mais au moins j'ai maintenant un truc pour quand les craquements recommencent.
Ce dentiste-là m'a référée à un prosthodontiste précisant de regarder pour une prothèse fixe et un ATM (pour les craquements de la mâchoire). Ceci avait lieu à l'automne 2001. Je n'ai jamais contacté le prosthodontiste vu mes conditions financières qui devenaient plus difficiles et comprenant surtout que rien de tout ce qui pouvait en résulter ne répondrait à mes questions. J'ai simplement contacté l'Ordre des dentistes qui m'a confirmé que les traitements dentaires auraient dû tenir au moins 5 ans et même 8 à 10 ans dans la plupart des cas, que seul un autre dentiste pouvait déterminer si les traitements avaient été faits correctement. Personne ne pouvait m'éclairer sur le problème.
2002 - Lorsque médical et dentaire doivent se rencontrer
En 2002, mon médecin de famille m'a fait suivre de nouveaux traitements pour de nouveaux bobos (rosacée, pré-ménopause, mauvaise haleine?, peu d'appétit, perte du goût et de l'odorat mais depuis quand?) mais ne trouvait aucune raison à la détérioration de mes dents. Mes lectures me font penser à des doses de radiation suite aux nombreux scans et traitements radiologiques. Cependant, on m'avait assuré que tous ces tests ne dégageaient pas beaucoup de radiations et que seules les radiations produites lors des traitements de radiothérapie pouvaient être assez fortes pour affecter les dents.Mon suivi pour le cancer continuait. Le pneumologue, contrairement au chirurgien, ne voyait pas l'utilité de scan aux 6 mois, mais penchait plutôt pour une radiographie pulmonaire aux 2 ans.
À l'été 2002, avec une gencive inférieure douloureuse et enflée, j'étais dans l'obligation de consulter un dentiste d'urgence. Après avoir diagnostiqué un abcès dentaire sous une des dents de la mâchoire inférieure, il m'a prescrit des antibiotiques et m'a cédulé un rendez-vous pour un traitement de canal. Deux jours plus tard, l'autre dentiste du même bureau décidait de changer mes antibiotiques pour activer la guérison... (pas nécessaire selon le premier dentiste). À part le porte-monnaie, j'espère que ça n'a pas causé de problèmes supplémentaires dans mon sang mais au moins l'enflure a régressé. Pour le problème de composite qui n'a pas tenu, il a suggéré que ma salive était peut-être acide, m'a demandé si je me faisais vomir (bref si je souffrais de boulimie) ce qui n'était pas le cas. Les deux dentistes entrevus ne voyaient pas de solution sauf refaire les obturations.
De retour en consultation avec mon médecin de famille, je lui ai parlé de cette acidité possible signalée par le dentiste. Il a alors suggéré de vérifier pour une intolérance au gluten dans un laboratoire privé. Un prélèvement sanguin pour l'antigliadine est revenu négatif: pas de maladie coeliaque j'avais pourtant demandé un test pour l'intolérance au gluten mais personne n'a pu me confirmer si ce test incluait ou non le gluten. Une demande pour le gastro-entérologue a aussi été faite à l'hôpital, où on m'a indiqué que la liste d'attente était de 6 mois.
Pendant l'été, mon premier traitement de canal pour cette dent qui avait occasionné l'abcès dentaire m'a obligée à passer plusieurs radiographies dentaires, supposément sans danger.
À l'automne 2002, suite au symptôme de mauvaise haleine, c'est en médecine nucléaire que mon médecin m'a envoyée pour vérifier la présence d'une bactérie dans l'estomac, l'hélicobacter pylori : le résultat positif me sera communiqué le 20 décembre.
