Historique médicalp.14

Nouveau test positif... bizarrerie avec les listes d'attente

En avril 2003, lors de mon examen annuel chez mon médecin de famille, on me faisait à nouveau une cytologie dont le résultat serait négatif. D'autres prélèvements sanguins ont aussi été cédulés plusieurs fois dans l'année.

En juin 2003, le pneumologue, après une nouvelle radiographie pulmonaire sans problème, m'indiquait que je n'avais plus besoin de le revoir. En hémato-oncologie, on m'informait que ma glande thyroïde était alors trop traitée et que mon médecin de famille devait s'occuper du traitement. On m'a dit de cesser mes surplus de fer même si mon taux était bas puisque j'avais constaté une reprise de l'appétit pendant la prise d'antibiotiques après avoir arrêté le fer et une perte d'appétit à nouveau après avoir recommencé mes surplus de fer. Par la suite, je constaterai que mon appétit augmente un peu quand je cesse le Synthroid. Et si le retour de la bactérie coïncidait avec la prise de fer? Personne n'a parlé de vérifier à nouveau. Et personne de mon entourage ne m'a reparlé de mauvaise haleine... et comme je n'ai plus d'odorat de toute façon...

De retour chez mon médecin de famille, il m'a prescrit de sauter une journée de Synthroid par semaine donc la posologie demeurait la même soit .150 mg mais 6 jours sur 7. Les derniers prélèvements sanguins ayant montré des ANA positifs, le médecin a également envoyé une requête à l'hôpital pour une consultation avec un rhumatologue.

La centrale de rendez-vous m'ayant indiqué une liste d'attente de 8 mois en rhumatologie, on me conseillait de prendre rendez-vous dans une clinique semi-privée où les frais sont remboursés par le gouvernement. Après avoir obtenu mon rendez-vous dans cette clinique, j'ai rappelé l'hôpital pour demander à retirer mon nom de la liste d'attente. Chose surprenante, le préposé qui m'a répondu savait que mon nom se retrouvait au moins deux fois dans la liste et il devait feuilleter la pile en entier. Comment se surprendre si une telle liste indiquait 8 mois d'attente?

Encore un autre spécialiste qui n'a rien à me dire

Septembre 2003, le rhumatologue m'a dit carrément que je n'avais rien à faire là, que des ANA positifs ne veulent rien dire en l'absence de symptômes rhumatismaux, de douleurs aux os.

Un nouveau rhume provoquait à nouveau une extinction de voix ce qui m'a permis de faire à mon tour une nouvelle constatation. C'était la première perte de voix depuis le début de mes surplus de fer en 2000 et comme j'avais cessé le fer en juin...

J'ai réalisé aussi que mes dernières menstruations avaient eu lieu en novembre 2003. J'étais officiellement ménopausée à 46 ans.

En janvier 2004, les nouveaux prélèvements montraient encore une baisse de fer. On a donc recommencé les tests d'urine et de selles pour détecter la présence de sang: résultat négatif. Je devais continuer les surplus de fer mais, je souffrais de constipation de temps en temps même si je mangeais beaucoup de fibres et que je buvais beaucoup d'eau. Un pharmacien a proposé de remplacer les 300 mg de sulfate ferreux par 50 mg de fer primaire. J'ai appris un peu plus tard que le sulfate ferreux contient également pas loin de 50 mg de fer primaire.

En juillet 2004 avait lieu mon dernier suivi en hémato-oncologie. J'avais passé le cap fatidique des 3 ans. Le médecin me confirmait que je n'avais pas de cancer puisque j'étais toujours en vie. Sa seule prescription, continuer les surplus de fer pour la vie.

On n'avait encore réglé aucun de mes problèmes: je n'avais toujours pas retrouvé mes sens du goût et de l'odorat, ni ma libido, j'endurais toujours des problèmes de peau, des chaleurs et autres symptômes supposément liés à la ménopause, et patati et patata! Je commençais même à ressentir une douleur au rein droit. Pour les chaleurs, mon médecin me suggérait d'utiliser de l'huile d'onagre qui semble avoir un léger effet mais comme le spécialiste en hémato-oncologie m'avait déjà avertie que les produits naturels risquaient de fausser mes tests sanguins, j'ai préféré ne pas en prendre tant que j'aurais des prélèvements cédulés. J'ai choisi de faire mes propres tests. J'ai décidé de ne prendre le Synthroid que les jours où la date était impaire et le fer les journées où la date était paire. Peut-être était-ce psychosomatique mais je ressentais un certain bien-être. Mon problème de constipation était réglé, j'avais moins de maux de tête et mon appétit revenait peu à peu.

2005 - Je peux enfin revenir à mon problème dentaire

Depuis le traitement de canal à l'été 2002, j'avais été trop occupée pour me préoccuper de mes dents (Changement d'emploi, retour aux études, sans compter tous les suivis médicaux) La douleur était toujours présente et l'idée de porter des prothèses dentaires avait fait son chemin dans mon esprit. Les membres de ma famille qui portent des dentiers ne se plaignent jamais de problèmes de bouche (mis à part de petits ulcères de temps à autre supposément parce que les dentiers bougent) et ont la possibilité de sourire sans gêne. J'ai donc entrepris des démarches pour me faire arracher les dents puisque personne ne pouvait m'expliquer pourquoi la composite n'avait pas tenu. J'ai dû essuyé plusieurs refus: on voulait continuer les traitements et refaire les obturations.

Le premier dentiste rencontré cet été-là, proposé par un de mes collègues de travail, m'a dit que j'avais des "dents de pâtissier", les dents de quelqu'un qui prend ou manipule beaucoup de sucre, ce qui n'est pas mon cas. En moins de cinq minutes, et sans radiographie, il m'avait donné deux choix: on arrache tout comme je le demande (d'abord les côtés puis le devant, les dents de sagesse devront être enlevées par un autre spécialiste) ou on traite tout auquel cas je dois prévoir de très fortes dépenses et surtout plusieurs séances de traitements. Comme son cabinet n'était pas équipé pour une radiographie panoramique, il m'a envoyée dans une clinique radiologique voisine, laquelle était en rénovation. Les équipements semblaient y être en traitement de maintenance mais on m'a assurée qu'il n'y avait aucun danger. Le dentiste jetant un coup d'œil rapide à la radiographie n'a rien eu à ajouter à son diagnostic initial. Déjà échaudée, j'hésitais à lui faire confiance, et comme c'était un peu loin de chez moi, j'ai résolu d'obtenir d'abord d'autres avis dans mon quartier pendant mes vacances. L'avenir m'obligera à le contacter à nouveau.

En juillet 2005, le deuxième dentiste ne voulait pas entendre parler d'extraction et ne pouvait pas me donner d'estimé quant aux réparations. Il m'a dit que je grinçais des dents et semblait suggérer, suite au récit de mes aventures avec les autres dentistes, que je suis un cas récalcitrant et que j'ai tendance à n'en faire qu'à ma tête. Il m'a précisé que si je décidais d'entamer une série de traitements avec lui, je devrais me soumettre à toutes ses conditions, à défaut de quoi il ne pouvait me garantir les résultats. Je n'étais guère tentée de me laisser manipuler ainsi, surtout pas après toutes les erreurs que j'avais vécues. Et je suis convaincue qu'il n'aurait jamais donné de vraies garanties quant aux résultats de toute façon. Il était donc rayé de ma liste.