Historique médicalp.17

Retour chez le dentiste... d'autres déceptions

En mai 2006, de retour chez le dentiste qui m'avait référé au spécialiste en médecine buccale, je lui ai demandé à nouveau de me faire une cédule pour l'extraction de toutes mes dents, les derniers diagnostics m'ayant découragée complètement de reprendre les traitements même sur la mâchoire inférieure. Je lui ai précisé que j'avais cessé le Salagen suite aux effets secondaires importants apparus avant que la salivation ne se soit vraiment améliorée. Je lui ai aussi montré mes dents brisées suite à l'utilisation du rince-bouche au fluor (que je n'avais pas cessé d'ailleurs à ce moment). Il ne semblait pas trouver ce résultat anormal.

Je tenais à investir mon argent sur des prothèses de qualité plutôt que sur des traitements qui devraient être refaits continuellement. Surtout, je devais prendre en compte que si toutes les maladies auto-immunes qu'on m'avait confirmées commençaient à donner des symptômes graves, je risquais de devoir cesser de travailler et ne plus avoir les moyens de me payer ces prothèses plus tard.

À ma grande surprise, le dentiste a encore refusé l'extraction. C'était lui pourtant qui m'avait affirmé qu'il procéderait à l'extraction si je persévérais avec ma demande malgré ma rencontre avec le spécialiste. Il m'a alors expliqué que le manque de salive allait à coup sûr empêcher les prothèses de tenir correctement et il me prédisait que j'aurais beaucoup de regrets. Je lui ai répondu que j'avais l'intention de payer pour me faire poser des implants afin de stabiliser les prothèses. Si j'attendais d'être malade, on me refuserait les implants. Malgré tous mes arguments, il préfèrait discuter à nouveau avec le spécialiste en médecine buccale. Je suis repartie bredouille et déçue car je comptais obtenir des prothèses temporaires avant d'entamer mon nouveau contrat de travail.

Une semaine plus tard, sa secrétaire m'a rappelée pour me dire que le dentiste procéderait à l'extraction à la condition que je signe une lettre le déchargeant de toute responsabilité à ce sujet. J'ai répondu que j'étais bien prête à signer une lettre déchargeant le denturologiste de toute responsabilité si mon peu de succion empêchait les prothèses de tenir mais que je ne voyais pas pourquoi je déchargerais le dentiste de ses responsabilités quant à l'extraction de mes dents. Après qu'elle m'eut répété que c'était la seule condition, j'ai demandé à voir la lettre avant de la signer. Elle m'a répondu qu'on me préviendrait dès qu'elle serait prête. (J'avais crû comprendre que la lettre était déjà prête pourtant!)

Encore une semaine plus tard, on m'a avisée que la lettre était prête. Je suis allée la chercher et j'ai sursauté en voyant la teneur du texte. Le dentiste n'avait rien écrit en son nom. Il avait fait préparer une lettre comme si elle venait de moi, dans laquelle j'affirmais comprendre, entre autres, que les traitements proposés étaient préférables mais que je tenais mordicus à l'extraction. Pour moi, c'était un tissu de mensonges que je ne pouvais tout simplement pas accepter. Son associé, dentiste de plus d'expérience à ce que m'avait raconté la secrétaire d'un des nombreux bureaux de denturologistes que j'avais contactés (elle était convaincue que le fait qu'on me refuse l'extraction était une question de malentendu et que le dentiste associé de la clinique saurait me donner raison), m'a indiqué qu'aucun dentiste n'accepterait de procéder à l'extraction complète sans une lettre expliquant que je comprenais ce à quoi je m'engageais. Quant à moi, je considère qu'il y a une différence notable entre indiquer qu'on comprend ce qu'implique la pose de dentiers qui ne tiennent pas et affirmer que recommencer les traitements qui m'ont tant fait souffrir est la meilleure solution!

Une lettre... et encore d'autres dentistes

J'ai donc préparé une lettre de deux pages dans laquelle j'expliquais les vraies raisons de ma démarche et le processus qui m'avait conduit à cette décision. Je ne l'ai pas montrée au dentiste qui avait trompé ma confiance et m'avait fait perdre une année en m'ayant fait croire qu'il ferait le travail.

En juin 2006, munie d'une copie de ma lettre, j'ai consulté un quatrième dentiste qui utilisait des appareils pour faire des reconstructions de dents en céramique (CÉREC 3D). Après avoir refusé également de procéder à l'extraction de toutes mes dents, il m'a expliqué que pour me faire des couronnes sur toutes les dents (mon autre choix), il faudrait probablement procéder d'abord à un traitement de canal. Mais il ne pouvait pas me dire combien de mes dents en auraient besoin. Mon problème à ce propos est que chaque traitement de canal nécessite plusieurs radiographies, lesquelles risquent d'affecter encore plus ma glande thyroïde. Il a donc décidé de me référer à un prosthodontiste, le même chez qui on m'avait référée en 2001 et que je n'étais pas allée voir.

En attendant ce rendez-vous, et munie d'une autre copie de ma lettre, je suis allée rencontrer un cinquième dentiste qui, lui, était prêt à faire le travail sans cette lettre; il a dit qu'il se contenterait de me faire signer un papier sur le coin d'une table (que dois-je en comprendre???). Ce ne serait pas lui qui ferait l'extraction des dents de sagesse (elles sont "incluses" et n'ont peut-être pas besoin d'être enlevées), il ne poserait pas d'implant non plus et ne semblait pas se préoccuper outre mesure de la bonne tenue des prothèses. Il suggèrait fortement d'installer un pont pour la mâchoire inférieure, accroché aux canines. Il ne m'a pas dit non plus qu'il y avait des frais pour l'examen sommaire qu'il venait de faire (sa secrétaire ne l'avait pas précisé au téléphone non plus)... encore un à qui je ne pouvais pas faire confiance.

J'ai contacté aussi le dentiste qui m'avait fait les traitements initiaux de composite pour savoir quels produits avaient été utilisés. On m'a répondu que les dossiers inactifs pendant cinq ans avaient été détruits en début d'année.

Et la boucle était bouclée... Je revenais au même point que 5 ans plus tôt mais avec des dents encore plus détériorées.

Le prosthodontiste était fin prêt à me faire des prothèses. En fait, il m'a surtout parlé du montant des dépenses. Quand je lui ai raconté mon épopée et que je lui ai demandé comment faisaient toutes les vedettes pour avoir de belles dents, il m'a répondu qu'elles portaient toutes des facettes mais que ce système ne fonctionnerait pas dans mon cas. Pour quelle raison, je n'en sais rien mais il semblait si catégorique que j'ai oublié de demander.. Il ajoutait aussi que le processus complet pour avoir de belles prothèses pouvait prendre plusieurs mois. J'ai accepté l'estimé de ce que ça coûterait si je choisissais une prothèse temporaire et chaque implant potentiel. Il m'a avertie que je n'avais peut-être pas une bouche à implants. Encore une autre raison inconnue mais je crois que ça dépend de mon état de santé au moment où mes dents seraient enlevées. Et il a terminé la consultation en me référant à un dentiste spécialiste en chirurgie buccale et maxillo-faciale car il n'y a que lui qui pourrait procéder à l'extraction.

J'avais l'impression de refaire la boucle dans l'autre sens. En 2001, c'était le spécialiste en chirurgie buccale et maxillo-faciale qui m'avait référé au prosthodontiste!