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Historique médicalp.18
La ronde des spécialistes se poursuit... mes lectures aussi
Toujours dans ma période de vacances entre deux contrats (Juin 2006), j'ai enfin rencontré l'endocrinologue pour les problèmes semblant reliés à mes comprimés de Synthroid. Après avoir écouté mon histoire, il a confirmé que je souffre bien d'une hypothyroïdie de Hashimoto (au toucher, il semble que ma glande thyroïde soit fibreuse) et a d'abord proposé de s'assurer que je ne souffre pas d'une intolérance au colorant contenu dans ces comprimés. Il a donc remplacé le Synthroid par des comprimés de Eltroxin blancs. Il a diminué la dose à .1 mg (2 comprimés de .05) pendant 2 semaines à augmenter d'un demi- comprimé par la suite: résultat, je n'ai ressenti aucun bien-être mais aucune migraine non plus. J'ai eu droit par contre à un bon mal de tête et à une rosacée après avoir augmenté la dose à .125 mg. Des prélèvements sanguins devaient être faits deux mois plus tard, pour laisser le temps à mon corps d'atteindre un plateau (il faut de 4 à 6 semaines pour stabiliser le dosage).Le centre de rendez-vous de l'hôpital m'a contactée pour m'indiquer la date pour la coloscopie. Or, depuis que j'ai rencontré le gastro-entérologue, j'ai eu le temps de lire le livre du Dr. Welch, traduit par le Dr. Turcotte sous le titre "Dois-je me faire tester pour le cancer? Peut-être pas et voici pourquoi". Étant donné les risques qu'on me découvre un faux cancer à nouveau, et aussi qu'on me charcute par erreur, j'ai décidé d'annuler l'examen pour la deuxième fois. J'attendrai d'avoir de sérieux symptômes avant d'accepter de nouveaux tests de ce genre.
Le rhumatologue, quant à lui, a constaté les résultats des tests sanguins pour l'arthrite rhumatoïde mais sans autre explication. Il a simplement proposé d'autres prélèvements sanguins.
En juillet 2006, chez l'ophtalmologiste, on m'a d'abord fait passer un examen pour déterminer le champ visuel et, après une attente de trois heures, le fameux médecin m'a confirmé à nouveau la présence d'un début de glaucome à l'œil droit mais trop petit pour y faire quoi que ce soit. L'ophtalmologiste veut que je prenne le fameux antibiotique que je croyais prescrit pour la rosacée car ce serait plutôt pour la pression dans l'œil. Il ne voit aucun problème à attendre l'automne comme je le suggère. Pour augmenter les larmes dans les yeux, il propose de cautériser temporairement le canal lacrymal. Ce sera pour un autre rendez-vous à l'automne.
Mes lectures m'apprennent des choses intéressantes. Entre autres, quand une hypothyroïdie est diagnostiquée chez une femme après une grossesse, ce qui était mon cas, cet état est habituellement temporaire et ne dure que de 6 à 12 mois. Mon médecin à l'époque n'a jamais refait de test pour vérifier si ma glande reprenait son travail. Au contraire, on m'avait avisée dès le début que mon problème et la médication dureraient toute ma vie. Y aurait-il une forme spéciale d'hormone? Je dois encore chercher à ce sujet.
Je me suis rendu compte également que plusieurs de mes symptômes peuvent signifier une malabsorption due à une intolérance. Malheureusement, la seule intolérance décrite dans la documentation s'applique au gluten. En ce qui me concerne, il ne fait aucun doute dans mon esprit que les maladies auto-immunes qu'on m'a découvertes et mes symptômes ne peuvent avoir que 4 causes: les surplus de fer, le Synthroid, les traitements dentaires ou le gluten. J'ai déjà cessé le fer pendant plusieurs mois sans que mes symptômes disparaissent (mis à part la constipation). Je n'arrive pas à me faire arracher les dents. Pour le gluten, le régime est difficile et long à changer. Pour l'instant, je ne peux agir que sur le Synthroid.
Une grave décision
En août 2006, ne voyant aucun soulagement à court terme, j'ai décidé encore une fois de prendre ma santé en main et de faire mes propres expériences. Après avoir pris la dose de .125 mg de Eltroxin pendant 2 semaines tel que prescrit, j'ai commencé à sauter une journée sur deux puis j'ai cessé complètement la médication. Cette décision n'était pas prise à la légère. J'avais des prélèvements sanguins cédulés 4 semaines plus tard. Mes lectures m'avaient avertie des dangers possibles d'une hypothyroïdie non traitée (coma possible, ACV, …) mais je ne voyais pas de quelle autre façon je pourrais démêler tous mes résultats contradictoires. L'endocrinologue m'avait aussi mise en garde contre une diminution trop importante des médicaments qui risquait de faire grossir l'hypophyse.Je pouvais aller à la pharmacie pour vérifier mon pouls et ma pression. Mais je n'ai pas eu à le faire très souvent car je me sentais de mieux en mieux: j'avais plus d'énergie, les maux de tête ont disparu, la rosacée et les petits boutons aussi, ma douleur au rein s'estompait très nettement, mon visage semblait plus "santé"... bref, ne plus prendre de médicaments (sauf le fer) améliorait ma situation.
Mes prélèvements sanguins demandés par 3 médecins différents ont donc eu lieu. J'avais déjà un rendez-vous prévu avec l'endocrinologue 2 semaines plus tard. Mais une semaine après les prélèvements, les 3 médecins m'ont appelé en précisant que les tests indiquaient que j'avais arrêté le Synthroid et que je devais absolument reprendre ma médication.
Inquiète d'une réaction aussi vive, moi qui normalement ai tant de mal à rejoindre un médecin, j'en ai perdu le sommeil, mais j'ai obéi: j'ai recommencé tout de suite ma médication mais je ne prenais que la dose réduite à .1 mg et je la prenais le soir plutôt que le matin car j'avais lu que le soya pouvait empêcher l'absorption de la thyroxine. Cependant, je n'ai pas vu de bien-être: dès que j'ai repris mon médicament, mes bobos ont recommencé.
Mon médecin de famille m'a cédulé un rendez-vous spécial, convaincu de me trouver très malade. Il m'a dit que mon taux de TSH était maintenant à 198 (au lieu d'être plus bas que 5,5). Tous les autres tests sanguins étaient normaux. (Mais qu'est-ce qui a été testé exactement? Pour le savoir, je devais encore demander des copies de mes résultats.) Mes signes vitaux étaient bons. Seuls mes réflexes semblaient avoir presque disparus comme en 1985 quand on avait posé le premier diagnostic. (Cependant, personne n'a jamais testé ces réflexes par la suite). Après lui avoir expliqué mon cheminement et mes doutes concernant l'intolérance à la composite dentaire, il m'a suggéré de contacter le département de chirurgie dentaire de l'université.
L'endocrinologue a quant à lui voulu me faire vraiment peur. Il m'a parlé d'un risque de tumeur de l'hypophyse si je cessais trop longtemps mes médicaments. Au toucher, il a dit que ma glande thyroïde était 1 ½ trop grosse. Pourtant mon médecin de famille quelques jours auparavant, a trouvé qu'elle était normale... La seule différence était que j'avais repris ma médication... Quand je lui ai parlé à nouveau des symptômes qui avaient resurgi après avoir recommencé ma médication, il a proposé de me référer à un allergologue pour vérifier si je ne souffrais pas d'une intolérance quelconque relative aux produits contenant de la thyroxine. Il est vrai que les problèmes immunologiques font souvent référence à des problèmes d'allergie. Il m'a dit aussi que si je voulais me faire arracher les dents et dans le cas où une anesthésie générale serait nécessaire, aucun dentiste n'accepterait de me traiter avec un taux de TSH aussi élevé. J'étais donc obligée de continuer la médication.
