Historique médicalp.19

Encore des problèmes de faux résultats de laboratoire?

La demande de consultation pour l'allergologue a été envoyée mais je devais attendre que l'hôpital me donne une date de rendez-vous.

Pendant ce temps, je devais vérifier un autre point. J'ai contacté le laboratoire de l'hôpital qui m'apprenait que le réactif utilisé dans les machines pour tester la TSH était à base de sérum de souris. C'était exactement le même genre de test bioluminescent que pour les hormones de grossesse. Donc, il y avait fort à parier que mon sang réagissait encore en produisant des anticorps et en faussant les résultats. On m'a conseillé de trouver un laboratoire ayant un autre genre de machine pour refaire les tests.

J'ai alors contacté par courriel plusieurs laboratoires privés leur demandant s'ils utilisaient autre chose qu'un sérum de souris. Un seul laboratoire a répondu au premier message. Après un rappel, j'ai réussi à savoir que tous utilisent des machines fonctionnant au réactif monoclonal de souris. Certains précisaient aussi que les dosages de T3 et T4 sont basés sur du sérum de mouton. Je devais trouver un laboratoire qui utilisait du sérum polyclonal de lapin pour le dosage de la TSH.

J'ai aussi contacté le Ministère de la santé et des services sociaux du Québec qui m'a référée à l'Institut national de la santé publique, qui m'a encore référée au Contrôle qualité en biochimie. Là, on m'a répondu qu'il y avait bien une liste des laboratoires avec le type d'appareil utilisé mais rien à propos du réactif dans ces machines. Cependant, un biochimiste pourrait dire quelle machine utilise quel réactif. D'ailleurs, cette liste de laboratoires n'est pas disponible pour le public. Seuls les spécialistes peuvent en faire la demande.

J'ai donc contacté à nouveau l'hôpital et ai demandé à parler au biochimiste qui avait traité mon cas en 2001. Celui-ci m'a dit que je n'avais pas à faire toutes ces démarches et a proposé un nouveau prélèvement le lendemain matin, qu'il pourrait faire analyser à divers endroits. J'ai tout de suite accepté.

J'ai appelé l'endocrinologue pour lui parler du prélèvement spécial et lui expliquer à nouveau, par l'intermédiaire de sa secrétaire, mon histoire d'anticorps hétérophiles (HAMA), de crainte de lui avoir expliqué de la mauvaise façon. Il m'a répondu que peu importait puisque les niveaux de T3T et T4L étaient trop bas et que cela signifiait également une hypothyroïdie qui nécessite de continuer ma médication. Il était convaincu que ces derniers tests étaient faits à l'aide d'autres réactifs qui ne pouvaient pas occasionner de faux résultats positifs.

Et un autre dentiste...

Le directeur des cliniques à la Faculté de médecine dentaire de l'université ne connaissait pas de cas d'intolérance à la composite et ne pouvait pas m'en indiquer les symptômes. Il m'a suggéré de consulter un spécialiste en médecine buccale. Celui qu'il m'a nommé était justement celui qui m'avait fait la biopsie des glandes salivaires. Finalement, il a proposé que je demande à mon dentiste de remplacer la composite par de la céramique, parce que d'après lui il ne pouvait y avoir aucune intolérance à ce produit, lui en tout cas n'en avait jamais vu. Pourtant, plusieurs articles disponibles sur l'Internet m'ont indiqué que la céramique n'est pas assez solide pour les molaires et qu'on doit la mêler à des métaux, lesquels risquent aussi de poser des problèmes s'ils ne sont pas de bonne qualité. Il a conclu notre entretien téléphonique en me disant de demander à un allergologue de tester la composite. Pour savoir laquelle, il fallait demander au dentiste qui a fait les traitements initialement.

J'ai contacté encore une fois le bureau du dentiste qui m'avait affirmé avoir détruit mon dossier afin de leur demander quels produits ils utilisaient en 1998-1999. On m'avait réservé une surprise. Ils avaient retrouvé mon dossier (tiens, tiens!) et pouvaient me donner le nom des deux produits qui avaient été utilisés. Je ne savais pas si c'était suffisant pour l'allergologue mais j'ai conservé les renseignements que j'avais obtenus par l'Internet concernant les descriptions détaillées de ces produits.

Entre-temps, mes lectures m'avaient aussi appris que la plupart des composites libèrent du fluor. Or, le fluor est poison quand il est ingéré et il agit directement sur la glande thyroïde en la ralentissant. Comment se fait-il que ni dentistes ni médecins ne m'en aient parlé?

Nous étions alors en septembre 2006 et je devais rencontrer le dernier dentiste en date, le spécialiste en chirurgie buccale et maxillo-faciale. Après avoir raconté mon histoire une nouvelle fois, je lui ai précisé que je craignais une intolérance à la composite dentaire. Il n'a rien eu à répondre à la question concernant la libération de fluor.

Sans refuser expressément de m'arracher les dents, il m'a dit qu'on devait d'abord s'assurer que je n'étais pas allergique au latex ou autres produits utilisés dans les prothèses dentaires. En effet, si je n'ai plus de dents et que je ne supporte pas les dentiers, je suis foutue, hein? Il ne comprenait pas comment le prosthodontiste avait pu accepter de faire des prothèses si facilement sans vérifier cette possibilité.

Alors il m'a donné une liste de 4 différents produits susceptibles d'être utilisés pour les prothèses ou autres traitements dentaires (titane pour les implants, or et céramique pour les couronnes, méthylmétacrylique pour les obturations), liste à remettre à l'allergologue.

Nouvelles démarches pour accélérer un peu les choses

J'avais recommencé la médication prescrite par l'ophtalmologiste mais je l'ai arrêtée après 7 jours. Je n'arrivais pas à oublier les commentaires du pharmacien concernant cet antibiotique et je ne voulais surtout pas fausser mes prochains prélèvements sanguins.

Après 26 jours, j'étais toujours sans nouvelles du biochimiste, j'espérais qu'il avait conservé mon échantillon de sang dans les meilleures conditions!

L'hôpital par contre m'avait laissé un message pour m'aviser que j'étais sur une liste d'attente pour l'allergologue, liste de 20 mois (Seulement!!!). J'ai rappelé le numéro qu'on m'avait laissé pour demander si je devais transmettre dès maintenant la liste du dentiste... je ne voulais surtout pas qu'après 20 mois, on me dise que ma demande n'était pas complète. Encore un appel inutile puisque personne n'a daigné répondre à mon message. Pas grave! Après tout, j'ai vingt mois pour régulariser cette situation. Cependant, mes lectures me laissaient croire que l'allergologue n'aurait peut-être pas des "patch tests" pour les produits dentaires...

Continuant ces autres lectures, je suis entrée en contact avec l'association des dentistes holistiques qui prône des traitements dentaires plus "santé" en refusant de poser des amalgames au mercure. J'ai appris que mes problèmes pourraient être reliés au fait qu'on a enlevé mes amalgames en 1998 et que le mercure incorporé dedans était tellement toxique que j'ai pu en inhaler une bonne partie. Pour s'en débarrasser, il y a des cliniques spéciales en Ontario, la province d'à côté (c'est surtout pour les travailleurs intoxiqués par une exposition prolongée...je garde ça pour plus tard). Concernant les produits à faire vérifier par l'allergologue, on m'a demandé de faire tester aussi les adhésifs utilisés. Un nouvel appel chez le dentiste concerné m'a permis d'ajouter deux nouveaux produits à la liste.

Ils m'ont aussi indiqué deux laboratoires américains basés au Colorado qui se sont spécialisés dans les tests de biocompatibilité dentaire. Avec un prélèvement sanguin, ils analysent les différents produits utilisés dans les reconstructions dentaires et nous retournent une liste d'éléments les moins dommageables pour notre santé. Les prix sont assez élevés mais je n'avais pas vraiment le choix: la trousse est soit vendue (10$) soit donnée par le dentiste (c'est le choix du dentiste), le prélèvement sanguin dans un laboratoire privé (incluant le transport par courrier rapide) coûte 85$, et l'analyse dans le laboratoire américain pas moins de 245$US. Au point où j'en étais, pourquoi pas?