Historique médicalp.2

Mon hérédité

Je suis née en 1957. Puisqu'on dit que plus de 50% de nos problèmes nous sont transmis par le sang et les générations précédentes, j'ai cru bon d'indiquer les quelques informations que je connais sur ma famille.

Du côté maternel, on retrouve du diabète, de l'arthrite rhumatoïde, de l'hypothyroïdie et des troubles bipolaires (ou schizophrénie? diagnostic incertain), pour plusieurs après l'arrachage des dents et la pose de dentiers. Du côté paternel, il y a déjà eu un cas de tuberculose, un cas de méningite, un cas de sclérose en plaques, au moins deux cas de cataracte, des problèmes cardiaques, un peu d'obésité et des cas d'anémie mégaloblastique (manque de B12).

Malheureusement, je n'ai pas d'information précise sur le côté dentaire et les vaccins. Cette information n'est habituellement pas disponible ni dans les dossiers (auxquels je n'ai pas accès de toute façon), ni dans les mémoires. J'ai appris par le biais de mes lectures que les métaux lourds peuvent affecter les gènes et sont aussi transmis à l'enfant par l'intermédiaire du placenta maternel.

Mon enfance : première hospitalisation

Venant d'un milieu ouvrier très modeste, je peux affirmer avoir toujours reçu le strict nécessaire et ne jamais avoir souffert de malnutrition. Je crois avoir reçu tous les vaccins obligatoires pour les enfants. Comme je n'ai pas mon carnet de santé, je relate tout ceci de mémoire. Sans problème grave de santé, pendant mes vingt premières années, je n'ai eu à subir qu'une seule hospitalisation d'une durée de trois à cinq jours vers l'âge de 5 ans environ, pour une amygdalite, mal fréquent pour moi. À l'époque, on ne m'a pas opérée et j'ignore pourquoi on me gardait en observation. Avec le recul, je suis pas mal certaine que cet épisode est survenu après le rappel pré-scolaire pour le vaccin contre la poliomyélite ou contre la rougeole, la rubéole, et / ou les oreillons. Je crois me souvenir avoir attrapé au moins une maladie de la petite enfance, probablement la varicelle. Mes dents étaient saines et je n'ai jamais eu à rencontrer de dentiste à cette époque.

J'étais une petite fille solitaire, tranquille et réservée car très timide. Je ne suis pas du genre sociable et j'apprécie beaucoup le silence et la solitude. Physiquement, j'étais légèrement grassouillette (pas vraiment un excès de poids) et j'avais tendance à m'égratigner facilement lorsque je me décidais à jouer et courir comme tous les autres enfants.

Ma seule particularité était que je perdais la voix, extinction totale souvent, suite à de simples rhumes que j'attrapais été comme hiver, peut-être surtout en période de stress (je n'ai jamais trouvé de point commun). J'avais tendance à renifler souvent. Certains pensaient que c'était une manie, un tic. À l'adolescence, la myopie s'est ajoutée et les problèmes de peau sensible ont empiré avec des boutons d'acné et démangeaisons de toutes sortes. Bref, mes grandes faiblesses ont toujours été dans la gorge et sur la peau.

À l'âge adulte : plus ça change, plus c'est pareil

J'ai conservé la plupart de ces caractéristiques après l'enfance. Le stress des leçons, devoirs et examens scolaires, a été remplacé par le stress du travail. Les boutons apparaissaient sur ma peau selon un rythme que je n'ai jamais compris, mais ce n'était jamais suffisamment grave pour nécessiter les services d'un dermatologue. Cependant ça ne pouvait qu'aggraver mon malaise dans les relations sociales.

Chaque rhume se transformait en amygdalite, compliquée d'abcès, qui provoquait ensuite une extinction de voix et une mauvaise haleine. Dans ces cas-là, je consultais le médecin généraliste de la clinique la plus près, que je ne peux qualifier de médecin de famille même si, une fois mon dossier ouvert, j'allais souvent voir le même médecin. Il me prescrivait de la pénicilline, à chaque fois pendant 10 jours pour chaque amygdale affectée, jamais les deux en même temps. Comme j'attrapais au moins trois rhumes par année et que tout le processus, à partir des gros reniflements jusqu'à la guérison du mal de gorge, durait environ 2 mois, on me considérait comme un être fragile et toujours malade.

J'ai consulté plusieurs autres médecins généralistes différents qui m'ont donné chacun leur recette de traitement. L'un me conseillait de prendre beaucoup de jus d'orange plutôt que des antibiotiques. Dans mon cas, ça n'a servi à rien. L'autre a voulu me convaincre que je devais quitter la ville, que ce n'était pas une ville pour moi: ma paroi nasale étant très mince, la pollution m'affectait particulièrement. Je n'ai déménagé que quelques années plus tard mais dans la ville à côté donc avec un niveau de pollution semblable et pas d'amélioration. Un autre encore m'a référé à un allergiste qui, quant à lui, n'a pas trouvé d'allergène responsable de mes reniflements constants et des sécrétions qui entravaient mes cordes vocales.

Âgée de plus de 20 ans, suite à une nouvelle amygdalite survenant après mon premier voyage hors du pays (pendant lequel je m'étais beaucoup déshydratée par peur d'attraper la turista), fatiguée de ne jamais voir d'amélioration, j'ai dû supplier le médecin pour obtenir une consultation avec un spécialiste en O.R.L.