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Historique médicalp.20
D'autres événements qui sèment encore de nouveaux doutes
Automne 2006: J'ai trouvé un article sur l'Internet indiquant que le soja est un produit toxique lorsque pris en grandes quantités. Comme je remplis mon bol de céréales avec 2 tasses de "lait" de soja chaque matin, je suis probablement à risque. Je vais devoir faire d'autres tests et continuer mes lectures pour vérifier cette affirmation.Pendant les 4 dernières semaines, j'ai pris consciencieusement mon médicament pour la thyroïde. Comme je n'avais pas d'autre prescription et que je n'avais plus de comprimés .05mg (pour les doses de .1mg), j'ai ressorti les comprimés de .125mg qui me restaient. Encore une fois, l'augmentation de dose m'a causé des maux de tête. Depuis que j'ai recommencé mes médicaments, les problèmes de peau sont également revenus...
J'ai pris une demi-journée de congé maladie pour effectuer deux types de prélèvements: le premier pour le dosage de la TSH (et T3L, T4L) demandé par l'endocrinologue avec qui j'ai rendez-vous dans 2 semaines; le 2ème pour la biocompatibilité dentaire.
Le premier prélèvement a été reporté: il semble que celui du 31 août n'avait été enregistré que le 7 septembre dans les fichiers de l'hôpital. Or, de nouvelles règles avaient été mises en place depuis peu par l'hôpital et le système informatisé ne permettait plus d'enregistrer pour un même patient deux prélèvements semblables dans une période inférieure à 3 semaines. Encore un rendez-vous inutile! Je devais revenir 3 jours plus tard, pour un test qui ne servirait pas à grand chose puisqu'il serait fait par une machine chargée avec un réactif qui faussait mes résultats. La secrétaire de l'endocrinologue m'a téléphonée pour devancer mon rendez-vous d'une semaine. Les résultats des prélèvements devaient se rendre à temps.
Pour le deuxième prélèvement qui avait lieu dans un laboratoire privé, tout allait bien. J'ai inclus mon chèque dans l'envoi. Nous étions un mardi matin. Je m'attendais à un délai d'au moins une semaine pour obtenir les résultats... Surprise! À peine 48 heures plus tard, soit le jeudi, le bureau du dentiste qui m'avait fournie la trousse m'avisait que les résultats étaient arrivés et que je n'avais qu'à aller les chercher pour les remettre au dentiste de mon choix. Ma copie par contre n'était toujours pas arrivée. En fait, je l'ai reçue une semaine plus tard puisqu'elle avait été envoyée de façon moins urgente.
Le test de biocompatibilité dentaire a eu le mérite de me fournir une première explication plausible. Après une première page indiquant avec quelles familles de métaux mon sang avait ou n'avait pas réagi (y compris les métaux nocifs pour la santé), j'ai eu droit à 40 pages de produits utilisés en dentisterie classés par catégorie (scellants, adhésifs, etc.) et ensuite par ordre alphabétique (donc près de 75 pages au total) avec pour chacun une indication pour dire si le produit pouvait me convenir ou pas. Parmi ceux que le dentiste avait utilisés en 1998-1999, deux n'étaient pas tolérés par mon organisme et pouvaient avoir déclenché une réaction d'auto-défense ou d'intolérance en ayant pour résultat de désagréger les matériaux nocifs.
Nouveaux prélèvements pas très utiles
Octobre 2006: Pour le prélèvement cédulé par le biochimiste, ce n'est que le 5 octobre qu'il m'a communiqué les résultats. J'étais déçue car il l'avait fait analyser par les mêmes laboratoires que 5 ans plus tôt, lesquels avaient tous changé leurs machines pour utiliser le réactif monoclonal de souris et le biochimiste n'a pas voulu en chercher un qui continue d'utiliser le sérum de lapin, ce dernier étant moins précis (d'après les documents sur l'Internet). Son explication: il était convaincu que les laboratoires utilisent maintenant des produits pour diminuer l'effet des anticorps hétérophiles (HAMA). Résultats résumés par le biochimiste: ma TSH était alors à 208 dans son labo (même si j'avais recommencé ma médication une semaine plus tôt, il semble que l'ajustement se fait lentement), plus de 180 dans 2 autres labos et le troisième indiquait plus de 100. Les résultats étaient donc faussés. Mon problème est qu'on ne peut pas déterminer la bonne posologie du médicament si on n'a pas le bon taux de TSH.Le prélèvement du 29 septembre, après 4 semaines de médication pour la thyroïde, montrait une TSH de 10 (encore trop haute) et les T3T et T4L normales.
L'endocrinologue avec qui j'avais rendez-vous le 6 octobre, soulagé de ces derniers résultats, et suite aux nouveaux résultats communiqués par le biochimiste, en a conclu que les anticorps hétérophiles (HAMA) étaient confirmés mais que je souffrais quand même d'une hypothyroïdie puisque le taux des hormones T3T et T4L, qui est calculé à partir d'un autre sérum, était trop bas lors du prélèvement du 31 août et était maintenant remonté dans la normale. Après avoir senti au toucher que ma thyroïde était très petite, il y est allé au "pif" pour déterminer la suite. Comme je lui ai dit qu'en début d'année, je me sentais bien lorsque ma TSH était à 19 et ce après avoir sauté 1 journée sur 2 de Synthroid .150 mg pendant plusieurs mois, il a décidé que je pouvais revenir à ce système mais avec .125 mg. Il n'avait pas l'intention de chercher des laboratoires utilisant un autre réactif.
Il ne semblait pas surpris de la longue liste d'attente pour l'allergologue mais n'en attend pas vraiment les conclusions puisque je n'ai pas d'allergie grave apparente. Il m'a dit que la thyroïde n'est pas la cause de mes raclements de gorge et autres bobos. Je lui ai montré les problèmes de peau qui sont revenus et il m'a demandé si on m'avait déjà testé pour la bilirubine. Je n'en savais rien alors il l'a ajouté à la série de tests pour les prochains prélèvements, dans 4 mois. Il ne semblait pas préoccupé par le fait que je me sente mieux sans médication. Il a suggéré que c'était psychosomatique... en d'autres mots, je m'inventais un effet placebo. Faut pas être trop pressé surtout!
Après quelques lectures concernant la bilirubine qui semble reliée au foie, j'ai décidé d'espacer la prise de surplus de fer. Je ne prendrai dorénavant qu'un comprimé de .50 mg que 2 ou 3 fois par semaine (1 fois en 3 jours). Mon raisonnement s'explique par le fait que le foie pourrait être affecté par une prise de médicaments trop importante. Or, après plusieurs mois de surplus de fer en 2002, le spécialiste en hémato-oncologie avait trouvé que ma rate fonctionnait un peu trop (c'était nouveau). C'est elle qui est chargée de détruire les globules rouges dont le corps n'a plus besoin. Comme il n'y avait pas de traitement curatif pour la ralentir, on n'avait rien fait.
Le niveau de confiance envers les spécialistes descend encore
Tel que convenu, l'hôpital m'a contactée pour le rendez-vous indiqué par l'ophtalmologiste afin de diminuer la sécheresse oculaire. Le préposé m'a annoncé qu'on avait prévu une électrolyse pour la semaine suivante. Surprise, je lui ai dit que le médecin m'avait parlé d'une cautérisation temporaire. Il ne pouvait pas expliquer ni me dire quelles contraintes je devais prévoir (normalement, la personne qui appelle devrait savoir si je dois prévoir un accompagnateur, un congé, etc). Il m'a répondu que j'aurais dû en discuter avec le médecin!!! J'ai eu ma leçon: j'ai annulé ce traitement. De toute façon, je ne comprends pas pourquoi on tient tellement à traiter un symptôme qui ne m'indispose pas encore alors que personne ne se penche sur mes vrais problèmes.J'ai profité de mon heure de dîner pour me renseigner à propos de l'électrolyse. Toutes les références reliées à l'ophtalmologie indiquent que c'est un traitement des cils qui risque d'ailleurs de les faire tomber ou de les empêcher de pousser mais en aucun cas ça ne diminue la sécheresse des yeux. J'espère seulement que ce n'est pas un mélange de dossiers! De plus, la cautérisation du canal lacrymal est reconnue comme étant un traitement définitif! Pourtant, le spécialiste m'avait affirmé que je pouvais choisir un traitement temporaire pour voir si une amélioration était possible.
Je me suis donc contentée de changer mes verres de contact et d'acheter de nouvelles lunettes. C'est à peu près le seul secteur où, selon mon expérience, les professionnels semblent vraiment penser au bien-être des clients. Peut-être ai-je été chanceuse de ce côté-là! L'optométriste m'a fait un examen aussi poussé que le stagiaire chez l'ophtalmologiste. Toutefois, il m'a découvert des yeux dont la surface ressemble à des balles de golf et m'a mise en garde contre le port de verres de contact. L'ophtalmologiste n'avait rien dit à ce sujet. Les infections risquent d'être plus courantes. D'ailleurs, je souffrais d'une telle infection au moment de l'examen.
