Parcours médical » Historique médical » p.3
Historique médicalp.3
1980 - Deuxième hospitalisation, première opération, pas d'amélioration
Le médecin spécialiste en O.R.L., très catégorique, a été horrifié de voir qu'on m'avait fait endurer toutes ces infections à répétition pendant tant d'années. Il a décrété la nécessité de procéder rapidement à l'ablation des deux amygdales de la gorge. Ma confiance dans les médecins venait d'être un peu ébranlée mais la détermination de ce spécialiste m'a convaincue de l'urgence de l'opération.L'ablation des amygdales est considérée comme une chirurgie d'un jour. Mais, afin d'effectuer tous les tests préliminaires pour l'anesthésie générale, on m'avait assigné une chambre à l'hôpital la veille de la date prévue pour l'opération. Vu l'urgence, les résultats des tests sont arrivés rapidement indiquant une anémie ferriprive. L'opération a dû être reportée de 6 mois, le temps de renforcer mon sang avec des surplus de fer (sulfate ferreux probablement) et de trouver la cause de cette maladie pour laquelle je n'avais aucun véritable symptôme apparent. Sans avoir élucidé la cause de l'anémie, l'opération a été effectuée par le spécialiste en O.R.L. et s'est déroulée sans problème.
Le médecin généraliste, qui avait investigué pour mon problème d'anémie, m'a prescrit des contraceptifs oraux pour une année afin de régulariser et diminuer mon flot menstruel qui, croyait-il, était responsable de mes pertes en fer, même si l'écoulement était régulier et normal. J'ai cessé ces contraceptifs à la fin de la période prévue car ils provoquaient chez moi des maux de tête.
Malheureusement, l'opération n'a rien changé à ma situation. J'ai continué d'attraper des rhumes qui se transformaient maintenant en pharyngite et laryngite provoquant à nouveau des extinctions de voix par accumulation de sécrétions épaisses, et m'obligeant encore à prendre des antibiotiques. Pour ce qui est de l'anémie, on ne m'a pas refait de test annuellement puisque je n'avais pas de médecin de famille.
Premier rendez-vous chez le dentiste, grave erreur de ma part
À peu près à la même époque, ayant un salaire régulier et donc les moyens de m'offrir quelques traitements de mon choix, j'ai consulté d'abord un optométriste pour obtenir des verres de contact et un dentiste dans le but de blanchir mes dents. Pour les lentilles, aucun problème. Tout a été comme sur des roulettes.Quant aux dents, ça a été une autre histoire. Je ne ressentais aucune douleur ni sensibilité d'aucune sorte, je pouvais alors croquer des cubes de glace et manger tout ce que je pouvais désirer. Comme mes goûts naturels suivaient assez bien les règles du Guide alimentaire canadien, je n'avais aucune contrainte alimentaire.
Après examen et ayant constaté ma bonne hygiène dentaire, le dentiste m'a répondu que mes dents avaient une couleur naturelle un peu jaunâtre mais qu'on n'y pouvait rien. Cependant, il a remarqué une petite ligne brune au milieu de la surface supérieure de plusieurs de mes molaires et il en a conclu que c'était un début de caries. Très catégorique, il m'a convaincu que des obturations étaient nécessaires pour éviter que les caries ne s'agrandissent. Il m'a expliqué qu'il remplacerait la petite ligne brune par des amalgames qu'il appelait plombages et que je pourrais ainsi conserver mes belles dents. Naïve, je lui ai fait confiance. Je croyais vraiment que les petites lignes brunes deviendraient de petites lignes grises. Grave erreur!
Première série de traitements chez le dentiste... Surprise!
Mauvaise surprise! J'ignorais à cette époque ce qu'étaient les plombages. Quand j'ai vu la surface de toutes mes belles molaires littéralement tapissées d'une couche grisâtre et même plutôt noire, j'ai regretté d'avoir désiré de belles dents blanches! J'ignorais également à l'époque que, pour faire tenir les amalgames, il fallait creuser la dent saine. Résultat: Non seulement j'avais conservé l'apparence jaunâtre de mes dents mais en plus je n'osais plus ouvrir la bouche trop grand de peur de dévoiler mes plombages. Le pire était que toutes mes dents réparées étaient devenues sensibles au chaud ou au froid. Adieu glaçons!J'aurais aimé, à ce point pouvoir dire adieu au dentiste également. Impossible! Car, par la suite, à chaque examen annuel, vu que les amalgames ne se lient pas parfaitement à l'émail et ne tiennent pas complètement bien, et malgré mon excellente hygiène, de vraies caries apparaissaient autour des plombages, obligeant le dentiste à les agrandir à chaque fois, toujours en grugeant un peu plus dans les parties saines de chaque dent. (Depuis mes lectures récentes, je crois que la cause de ces caries est une intolérance au mercure ou autre matériau contenu dans les plombages.)
Après quelques traitements semblables, lors d'un examen annuel, le même dentiste a découvert une nouvelle petite ligne brune sur une autre dent pas encore touchée par les plombages. Cette fois-là, il a décidé d'attendre. Il m'a dit de revenir six mois plus tard, le temps que la carie grossisse. Comme ma confiance en lui commençait sérieusement à s'émousser, j'ai choisi de ne revenir qu'une année plus tard.
Nouvelle surprise! Après un an, le dentiste m'a dit que je n'avais aucune carie! Est-ce que ça voulait dire que s'il n'avait jamais touché à mes dents, toutes les petites lignes brunes auraient pu disparaître d'elles-mêmes? J'aimerais pouvoir revenir en arrière pour le vérifier. Déçue et ayant perdu toute confiance dans les dentistes, j'ai décidé de n'y retourner que lorsque la douleur deviendrait trop dérangeante. Inutile de préciser que je comptais choisir un autre dentiste à cette occasion.
