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Historique médicalp.4
Nouveaux bobos sans gravité
Pendant la même période, je me suis découvert un genre de kyste qui poussait derrière une jambe un peu en haut du genou. Référée à l'hôpital, un chirurgien m'a fait une anesthésie locale et a rapidement enlevé ce qu'il a appelé une petite tumeur. Pendant que j'étais encore étendue, tout aussi rapidement, il a fait analyser cette tumeur et est revenu me dire après quelques minutes que la tumeur était bénigne et que je pouvais repartir. La plaie a vite cicatrisé sans laisser de trace. Ça c'est du service!Encore à la même époque, un nouveau problème s'est présenté pendant que j'étais au travail. À chaque fois que je toussais pour m'éclaircir la gorge ou lorsque je riais, je ressentais une vive douleur au ventre, sur le côté droit. Craignant une appendicite, j'ai consulté le médecin de l'entreprise où je travaillais. Au moment où il m'auscultait, la douleur s'est faite encore plus intense. Le médecin a alors insisté pour que je me rende immédiatement à l'hôpital pour y subir des tests.
À l'hôpital, on m'a soumise à plusieurs examens sans rien trouver d'anormal. Pour localiser la douleur, il suffisait que je tousse et je pouvais vraiment mettre le doigt directement sur le point sensible. Cependant, la douleur avait beaucoup diminué depuis l'auscultation initiale. Plusieurs radiographies n'ont rien montré. Finalement, une échographie a permis de détecter un liquide libéré pas loin de l'ovaire droit. Cela signifiait qu'un kyste avait éclaté, probablement quand le médecin de l'entreprise avait appliqué une forte pression pour détecter une bosse.
Comme le liquide répandu pouvait causer une infection, j'en ai été quitte pour une bonne peur et plusieurs rendez-vous pour d'autres échographies pendant les semaines suivantes. Les médecins n'avaient pas d'explication à la présence du kyste sur mon ovaire.
À peu près à la même période, mon gynécologue m'a posé un stérilet comme moyen de contraception. Malheureusement, le petit objet de cuivre s'est déplacé. Le temps que j'obtienne un nouveau rende-vous, le gynécologue était décédé.
1984 - Grossesse, tout est normal
Plusieurs mois plus tard, enceinte, j'ai pris des rendez-vous avec un autre gynécologue et j'ai suivi des cours prénataux pour mettre toutes les chances de mon côté. Ces cours, donnés par une infirmière attachée au département d'obstétrique d'un hôpital contenaient, entre autres, une partie pour améliorer notre alimentation (j'ai suivi tous les conseils dont: augmentation de la quantité de lait, ajout de germe de blé,...) et une autre expliquant les étapes de l'accouchement, histoire de se familiariser avec les procédures et les appareils utilisés. Malheureusement pour moi, elle avait omis de préciser que chaque hôpital avait ses propres règles et procédures.Comme je devais déménager dans la ville voisine moins de deux mois avant l'accouchement, j'ai pris rendez-vous avec un nouveau gynécologue. Je m'étais procuré des livres pour tout apprendre sur le développement des bébés, leur alimentation, les soins à donner...
Ma grossesse se déroulait bien mis à part le fait que le bébé qui était bien placé ne grossissait pas beaucoup. Le nouveau médecin, rassurant, a mis ça sur le compte de l'hérédité: puisque j'avais été un petit bébé, je donnerais naissance à un petit bébé. Par la suite, il m'a expliqué que le gain de poids du bébé se faisait surtout pendant le dernier mois et que je devrais me reposer à ce moment pour permettre au bébé de grossir un peu.
Le médecin m'avait donné une date d'accouchement selon les indications que je lui avais fournies à propos de mes dernières règles avant ma grossesse. Mais vu la grosseur du bébé et le peu de changement côté ouverture, il m'a indiqué que j'avais toutes les chances d'accuser un retard d'au moins deux semaines. Comme mon congé de maternité devait commencer deux semaines seulement avant la date prévue d'accouchement, je croyais avoir le temps de me reposer.
Troisième hospitalisation, tout va de travers
C'était l'automne, et comme d'habitude à cette époque, je me suis enrhumée. Un vendredi, la veille de la date prévue d'accouchement, j'ai commencé à perdre les eaux m'obligeant à me rendre à l'hôpital, sachant suite à mes cours prénataux et mes lectures que l'accouchement ne pouvait pas être retardé puisque le bébé n'était plus protégé. Quelques contractions irrégulières ont commencé peu de temps après indiquant que le travail d'enfantement avait débuté et se sont régularisées peu après. Mon gynécologue qui était de service depuis plus de seize heures a constaté que mon ouverture n'avait pas augmenté et m'a prédit un long travail d'au moins vingt-quatre heures. Sa journée terminée, c'est son collègue qui prenait la relève.À cet hôpital, dès qu'une femme entre "en travail" et a des contractions régulières, on la connecte immédiatement à un moniteur pour vérifier la fréquence et l'intensité des contractions. Cette connexion oblige la femme à rester en position couchée sans trop bouger puisqu'une autre connexion est placée sur la tête du bébé pour vérifier ses pulsations cardiaques.
L'infirmière attachée à l'autre hôpital avait expliqué dans mes cours que cette connexion est temporaire et dure environ vingt minutes. Une fois déconnectée, la femme peut bouger et se promener pour atténuer l'effet des contractions et pratiquer ses exercices de respiration.
Enrhumée comme je l'étais, la position couchée était très peu confortable. L'infirmière se pointait de temps en temps pour venir chercher le papier qu'émettait le moniteur. Elle était souvent accompagnée d'une autre infirmière ou stagiaire... avec laquelle elle jasait de tout et de rien. Elle n'expliquait rien, alors qu'on m'avait dit que l'équipe médicale devait guider la future mère pendant tout le travail. Quand mon conjoint et moi lui avons signalé que mes contractions ne s'inscrivaient pas sur les relevés du moniteur, elle a vérifié l'installation et est partie.
Quand les vingt minutes ont été dépassées plusieurs fois, l'inquiétude a commencé à me tarauder. Y avait-il quelque chose d'anormal nécessitant un suivi constant par la machine? L'infirmière, à qui on a encore indiqué les "oublis" de la dite machine, semblait tout trouver normal. Mes contractions étaient plus fortes et régulières mais l'infirmière ne croyait que ce que la machine lui montrait.
