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Historique médicalp.7
1998 - Deuxième série de traitements chez le dentiste, un bon départ...
Après plus de dix ans sans visite chez le dentiste, la sensibilité de mes dents avait augmenté au point où je pouvais ressentir une vraie douleur. Depuis plusieurs années, j'utilisais un dentifrice pour dents sensibles qui diminuait vraiment la sensibilité mais ce n'était plus suffisant. J'ai donc pris contact avec un nouveau dentiste de mon quartier en 1998.Petite parenthèse: Pendant toutes ces années, pour une dent de mon enfant qui semblait pousser de travers, j'avais consulté deux dentistes qui n'avaient trouvé aucun problème grave. Cependant l'un d'eux m'a dit de commencer à ramasser mes sous pour pouvoir lui faire installer des broches afin de redresser les dents plus tard. Il a lui-même précisé que le port de broches était "à la mode", terme que je considère plutôt déplacé dans le domaine médical et dentaire. Mon enfant a maintenant plus de vingt ans et de très belles dents sans avoir eu à passer par cet artifice encombrant et peu esthétique.
J'étais encore méfiante mais disposée à m'en remettre entièrement au dentiste. Je croyais qu'en lui racontant mon histoire il ferait tout son possible pour gagner ma confiance. L'hygiéniste dentaire qui a procédé à l'examen initial m'a montré plusieurs caries évidentes autour de mes amalgames, à traiter en priorité puisqu'elles étaient la cause de mes douleurs. Le dentiste, par la même occasion, m'a offert de remplacer mes amalgames par de la composite blanche. Ça faisait mon affaire puisque je n'avais jamais vraiment apprécié les plombages noirs.
Il m'a donc préparé une cédule échelonnée sur plusieurs semaines de l'automne 1998 et accompagnée d'une estimation des coûts pour des traitements touchant presque toutes mes dents. C'était dispendieux mais je savais que c'était nécessaire. Mon étape suivante, si j'étais satisfaite de ce dentiste, était de faire allonger mes dents que je trouvais trop petites.
La première séance pour l'obturation des vraies caries sur les molaires de la mâchoire inférieure a pris quelques heures. À la fin, le dentiste a admis avoir appliqué la composite en couches trop épaisses et qu'il ferait plus attention pour les traitements suivants. De retour chez moi, j'ai ouvert grand la bouche et j'ai vérifié le résultat. Magnifique! Je ne pouvais m'empêcher de passer et repasser la langue sur ces nouvelles dents toutes lisses, blanches et pas douloureuses. Je ne comprenais pas ce qui était trop épais. Je me sentais vraiment bien. Le coût avait été plus élevé que l'estimation initiale mais ça valait la peine. J'étais convaincue d'avoir enfin trouvé le bon dentiste!
... Mais la suite chez le dentiste laisse à désirer
Dans la cédule des rendez-vous, les traitements suivants devaient toucher les molaires de la mâchoire supérieure. Confiante, j'ai encore passé plusieurs heures dans le fauteuil de traitements du dentiste. Malheureusement, cette fois-ci, je n'ai pas ressenti le même bien-être en rentrant chez moi. Je sentais des pics sur mes dents quand j'y passais la langue comme si cette fois-ci l'épaisseur de composite était insuffisante. La facture avait encore dépassé l'estimation initiale mais comme on ne nous remet jamais d'estimation écrite, je ne pouvais pas réellement comparer.On devait aussi m'enlever une dent de sagesse qui, semble-t-il, portait une carie. L'extraction s'est bien déroulée même si le saignement semblait abondant. J'ai rapporté la dent chez moi et je n'ai jamais vu la carie dessus. Mais enfin c'était ma seule dent de sagesse visible, peut-être interférait-elle avec les autres traitements? La lune de miel avec les procédés de ce dentiste semblait sur le point de se terminer.
Au milieu de l'hiver 1999, le dentiste m'a avisée que je grinçais des dents, probablement pendant que je dormais, et que je devais porter une protection pendant le sommeil afin de protéger mes derniers traitements. Cette protection de plastique, dispendieuse naturellement, était pénible à porter et à enlever au point où j'avais l'impression de briser mes dents à chaque fois. J'ai donc cessé de l'utiliser assez vite. C'est pourquoi, à l'examen suivant, quand on m'a dit que mes dents étaient très usées, le dentiste a mis pour cause le fait que j'avais cessé de porter ma protection. J'ai su plusieurs années plus tard que mon grincement de dents était probablement dû au fait que les premières obturations de composite avaient été trop épaisses. J'ai également appris qu'il y a des modèles de protection pour les dents plus flexibles et qui auraient été plus faciles à placer et à enlever. Mais le dentiste ne m'a jamais donné le choix.
Ma mâchoire s'était aussi mise à produire des craquements pendant que je mastiquais. Le dentiste mettait ça aussi sur le compte du grincement de dents... Mais au moins, mes caries avaient été traitées, je ne ressentais donc que de la sensibilité surtout lors des nettoyages. Le dentiste a dû procéder à des obturations mineures pour corriger quelques petits défauts et je devais ensuite revenir chaque année pour un examen avec nettoyage. Tous les traitements dentaires importants s'étaient échelonnés sur deux saisons, jusqu'en février 1999.
