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Historique médicalp.8
1999 - Vaut-il mieux prévenir que guérir?
Côté médical, quelques mois plus tard, soit à la fin de l'année 1999, alors que je regardais la télévision dans une position confortable, avec la main touchant mon cou, j'ai cru sentir des petites billes sous la peau de la nuque. Inquiète de ces bosses suspectes et comme on nous répète souvent qu'il vaut mieux prévenir que guérir, j'ai décidé de consulter le médecin de la clinique du coin, même si j'avais un rendez-vous annuel déjà cédulé avec mon médecin de famille en janvier 2000.M'ayant fait subir divers prélèvements sanguins, le médecin d'urgence a simplement découvert une anémie ferriprive et a laissé le soin à mon médecin de famille de choisir le traitement. Je précise que les plaquettes étaient normales à ce moment et que rien ne laissait penser à un manque de globules blancs.
Lors de mon rendez-vous annuel, mon médecin de famille en bon professionnel, s'est mis à la recherche de la cause de mon anémie et tout au long de l'année m'a fait passer divers examens. La cytologie annuelle (ou test pap) était négative: pas de problème en vue pour le col de l'utérus.
1ère étape: On m'a d'abord prescrit un lavement baryté dans le but de procéder à une radiographie du gros intestin ou côlon, résultat négatif, pas de problème.
Après de nouveaux prélèvements sanguins ayant confirmé l'anémie ferriprive, j'ai commencé à prendre des surplus de fer (Palafer). Pour ma thyroïde, comme la dose de .150mg me donnait des migraines pour lesquelles on n'avait aucune explication, on m'a fait prendre des doses alternées quotidiennement de .137 et .150mg. Les migraines ont diminué à la grande surprise du médecin.
2ème étape: J'ai eu droit à un repas baryté pour obtenir une radiographie du petit intestin ou intestin grêle et de l'estomac: résultat négatif, pas de problème.
De nouveaux prélèvements sanguins ont démontré que mon fer, grâce aux surplus que j'avais "dégustés" pendant plus de trois mois, avait maintenant atteint un niveau normal mais mes plaquettes étaient maintenant trop basses (par la suite, il y a toujours eu cette relation entre le fer et les plaquettes: chaque fois que mon fer était normal, les plaquettes étaient basses et vice versa). Après quelques mois sans surplus de fer, le niveau retombait en bas de la norme, alors que les plaquettes remontaient dans les valeurs de référence. Ma pression qui, sans le fer, tournait toujours autour de 110 sur 70 (un peu basse) a remonté à 120 sur 80 (donc parfaitement normale).
On a aussi remarqué que mes globules blancs étaient eux aussi trop peu nombreux. Pour ma thyroïde, le médecin tenait à ce que je revienne à la dose de .150mg de Synthroid en tout temps. Là aussi, une relation était évidente: chaque fois qu'on augmentait ma dose, le taux de TSH retombait dans la norme mais les migraines et autres malaises revenaient (comme les champignons à l'anus et l'eczéma), nécessitant des traitements différents pour chaque bobo.
3ème étape: Naturellement, tous ces tests se sont échelonnés sur plusieurs mois. En décembre 2000, alors que j'avais recommencé mes surplus de fer, on m'a fait une échographie pelvienne. Cette fois-ci, résultat positif: j'avais un kyste sur l'ovaire gauche. Ceci ne m'a pas inquiété outre mesure puisque j'en avais eu un sur l'ovaire droit vingt ans plus tôt.
Une fois les Fêtes passées, en janvier 2001, mon médecin de famille ayant reçu les résultats m'a référé à un gynécologue chez qui on m'a donné haute priorité puisque j'ai obtenu mon rendez-vous quelques jours plus tard. Il a également envoyé à l'hôpital des demandes pour une consultation en hématologie, une mammographie et un def:scan: de l'abdomen, de la tête et du thorax, au cas où ce serait nécessaire sachant que les listes d'attente pour de tels tests étaient relativement longues.
2001 - Panique au cancer!
Le radiologiste qui a analysé l'échographie a décrit le kyste comme étant "une masse liquidienne dans l'ovaire gauche... qui contient un élément solide... à investiguer par laparoscopie", précisant qu'il pouvait s'agir d'une "tumeur ovarienne ou d'un abcès tubo-ovarien".Le gynécologue a voulu d'abord éliminer la possibilité d'une grossesse ectopique et m'a donc envoyée à l'hôpital pour des prélèvements sanguins dans le but de tester les hormones Beta-HCG : résultat positif (41 alors que la norme est entre 2 et 5). Or, je savais pertinemment que je n'étais pas enceinte.
Pour éliminer la possibilité d'une erreur de laboratoire, on m'a cédulé d'autres prélèvements au même hôpital pour la semaine suivante: résultat positif (44,8). Une échographie endo-vaginale ainsi qu'une nouvelle échographie pelvienne ont aussi été demandées: résultat, le kyste était plus petit, ce qui a fait dire au radiologiste qu'aucune opération n'était nécessaire et qu'un suivi deux mois plus tard serait suffisant.
Mais le gynécologue était d'un avis différent. Ayant assisté peu de temps auparavant à une conférence donnée par un gynécologue spécialisé dans les cas de cancer du placenta, surtout le choriocarcinome, il a aussitôt référé mon cas à ce médecin attaché à un autre hôpital que celui où j'avais déjà subi des prélèvements. Il m'a également refait une cytologie et procédé à une biopsie de l'utérus résultats négatifs: pas de problème de ce côté-là.
Ayant appris que les demandes de mon médecin généraliste pour les autres tests avaient été retournées à cause de la longueur des listes d'attente, le gynécologue a fait des pressions afin de me remettre dans la liste avec haute priorité puisque le risque de cancer était élevé. Jusqu'à maintenant, seul le mot "tumeur" avait été prononcé. Quand j'ai entendu "cancer", ça m'a un peu secouée.
Faut croire que c'est un mot magique car, chose surprenante, tous les rendez-vous ont été obtenus très rapidement. Et, lorsque je me présentais, il n'y avait pratiquement aucun autre patient devant moi. Les préposés aux tests (infirmiers ou techniciens?) semblaient s'ennuyer à ne rien faire!
