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Historique médicalp.9
Cercle vicieux ou ronde folle?
Je m'étais promis de ne pas mettre de sentiment ou d'émotion dans ce récit mais je dois avouer que certaines étapes du processus enclenché m'ont pour ainsi dire fait sauter un battement de cœur. Le mot fatidique prononcé par le gynécologue commençait tout juste à faire son chemin dans mon esprit quand je me suis présentée à l'hôpital pour un examen en hématologie. C'est là que j'ai appris que le nom complet du département en question est "hémato-oncologie". Je faisais partie des patients en attente de traitement contre le cancer ou en attente d'un nouveau diagnostic relié au cancer!Le spécialiste en hémato-oncologie, se basant sur de nouveaux prélèvements sanguins, a confirmé le niveau de B-HCG (trop haut: 55), de fer (correct puisque je prenais encore des surplus), de plaquettes (un peu basses mais à la hausse) et de globules blancs (normaux). Il a ensuite cédulé d'autres prélèvements sanguins pour les semaines suivantes, ainsi que des analyses de selles et d'urine.
La mammographie a retourné des résultats négatifs.
Le scanner de la tête également.
Celui de l'abdomen ne montrait aucune trace ni du kyste ni de métastase.
Par contre, le scanner du thorax a reçu une note positive: 3 nodules en périphérie des poumons nécessitaient d'autres examens. Un rendez-vous chez le pneumologue a été prévu.
La recherche de sang dans les urines et les selles s'est révélée négative.
Les nouveaux prélèvements sanguins ont montré des B-HCG à la hausse (64,7).
Au deuxième hôpital, on m'a refait une autre cytologie, d'autres prélèvements sanguins et d'urine ainsi qu'un électrocardiogramme en vue d'une anesthésie générale. Les résultats de tous ces tests n'ont pas été reçus ni vérifiés rapidement, cependant, le spécialiste ne semblait pas en avoir besoin pour prendre des décisions puisqu'il m'a immédiatement inscrite pour une laparoscopie, une hystéroscopie, un curetage et l'ablation de l'ovaire et de la trompe de Fallope gauches.
J'ai dû également signer une série de papier donnant l'absolution au spécialiste pour toutes les décisions opératoires dont entre autres le choix de procéder à l'hystérectomie si nécessaire (j'ai remis en question ce dernier choix le matin de l'opération car je ne pouvais pas me permettre un congé maladie de 2 mois). Je ne croyais pas au diagnostic de cancer. On voulait m'opérer la semaine suivante, date que j'ai pu reporter d'une autre semaine, histoire d'aviser mon employeur et de mettre un peu d'ordre dans mon travail. La semaine suivante, mon médecin généraliste me donnait un nouveau rendez-vous pour me dire d'arrêter mes surplus de fer et pour que je m'inscrive à un groupe afin de me préparer ainsi que ma famille à vivre avec le cancer (autre battement de cœur perdu!).
Un dernier prélèvement sanguin avant l'opération, fait au premier hôpital, a confirmé encore des B-HCG de 57,9.
Quatrième hospitalisation, deuxième opération
Les rendez-vous s'étaient succédés à une allure folle. Juste cette période de tests depuis le premier rendez-vous chez le gynécologue jusqu'à l'ablation de l'ovaire a duré à peine 2 mois. Convaincus que j'avais le cancer, tous cherchaient des métastases disséminées ailleurs dans mon corps.Le matin de l'opération, une chirurgie d'un jour à nouveau, après avoir demandé au gynécologue de ne pas m'enlever l'utérus, nouveau choix dont il n'aurait probablement pas tenu compte puisqu'on m'avait fait signer les papiers, je m'en suis remise à son expertise. Le curetage ainsi que l'ablation de l'ovaire et de la trompe de Fallope effectués par laparoscopie se sont bien déroulés... le spécialiste précisant seulement que l'endomètre était épaissi (j'étais aussi menstruée à cette date) et que le volume de l'ovaire gauche et de la trompe gauche était plus élevé que la normale.
De retour chez moi avec une prescription de codéine contre la douleur. j'ai eu droit à un congé de quelques jours pour panser mes petites plaies qui ne tarderaient pas à disparaître (vive la technologie moderne!) mais la ronde des rendez-vous ne cessait pas pour autant. Les consultations en hémato-oncologie débutaient toujours par des prélèvements sanguins. Les hormones B-HCG étaient encore élevées (44 et 46). Une ponction de moelle osseuse dans l'os iliaque a été faite pendant cette dernière rencontre: résultat négatif, pas de cancer des os. Le médecin a cependant été surpris de voir que mon sang ne coagulait pas aussi vite que prévu. Je croyais que c'était dû aux plaquettes trop basses mais il était certain que ce n'était pas ça. J'ai appris dernièrement par mes lectures que le Synthroid éclaircit le sang augmentant l'effet des médicaments anticoagulants qu'on donne suite à des problèmes cardiaques. Personne ne m'en avait jamais parlé.
La biopsie de la moelle osseuse s'est révélée négative. On m'a alors avisée que les traitements de chimiothérapie devraient commencer après Pâques et que je pouvais choisir de les subir au premier hôpital même si le spécialiste était à l'autre. J'avais quelques semaines pour y penser.
Le jour même de ces deux nouveaux prélèvements effectués au premier hôpital, j'ai rencontré le spécialiste du deuxième hôpital pour un suivi suite à l'opération. La cicatrisation se déroulait bien. On m'a fait un nouveau prélèvement sanguin, de routine. Les résultats des tests d'avant l'opération n'étaient toujours pas disponibles et personne ne semblait trouver cette lenteur anormale.
