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Résumé

Résumé global

Pour les lecteurs très pressés, si vous ne devez retenir qu'un élément de toute mon histoire, c'est celui-ci:

J'ai la conviction profonde que tous les gens qui souffrent d'une maladie auto-immune (Syndrome de Sjogren, etc), neurologique ou dégénérescente (Alzheimer, etc) pour laquelle leur médecin a indiqué qu'il n'existe pas de cause connue, souffrent en fait d'une intolérance à au moins un des matériaux utilisés dans la fabrication des vaccins, médicaments ou produits dentaires auxquels eux ou leurs parents biologiques ont été exposés au cours de leur vie.

Je sais, par expérience personnelle puisque j'en ai été une victime, que la technologie moderne présente beaucoup de failles dont la principale est de fausser des résultats et donc les interprétations et diagnostics correspondants.

Je crois aussi fermement que les compagnies pharmaceutiques connaissent tout ça, que les médecins et dentistes s'en doutent et que les instances gouvernementales préfèrent ne pas savoir. Cette affirmation vient du peu de collaboration et des réponses contradictoires que j'ai reçues de la part de ces différents intervenants.

J'ai posé ces conclusions suite à mes mésaventures médicales et aux recherches personnelles que j'ai effectuées. Rien, à ce jour, n'a pu me prouver le contraire. Je ne serais pas surprise de découvrir un jour que les "vrais" cancers trouvent leur origine de la même façon. C'est pourquoi, je veux transmettre un message d'espoir à tous ceux qui ont reçu un diagnostic de maladie grave. L'erreur médicale est plus courante qu'on ne le croit. Le corps humain a de multiples moyens pour se régénérer.

Résumé chronologique

Pour les lecteurs un peu moins pressés, voici une liste des éléments les plus importants de mon histoire médicale et dentaire par ordre chronologique. Les lecteurs voulant tous les détails seront bien servis dans la section Historique médical.

1957-1980: Je n'ai pas de carnet de santé, mais tout au long de ces années, à part les vaccinations de la petite enfance, mon histoire médicale se résume en problèmes de peau (acné, égratignures), problèmes reliés à la gorge (rhumes fréquents, enflure des amygdales, abcès sur les amygdales, extinctions de voix causées par des sécrétions épaisses, pharyngite, laryngite), et problème de vue (myopie) ce dernier découvert à l'âge de la puberté, soit vers 11-12 ans. Tous des problèmes considérés peu graves, souvent traités à l'aide d'antibiotiques.

J'ai été hospitalisée pendant quelques jours vers l'âge de 5 ans pour une amygdalite. Avec le recul, je suis pas mal certaine que cet épisode est survenu après le rappel pré-scolaire pour un des vaccins de la petite enfance.

1980: On m'enlève les amygdales (après m'avoir traitée pour une anémie ferriprive) à l'âge de 23 ans mais les petits problèmes continuent.

1981-1984: Ce n'est que peu de temps plus tard que j'effectue ma première visite chez le dentiste dans le but de blanchir mes dents. Il me découvre des "supposées" caries (qui ne m'avaient pas encore posé de problème) et qu'il remplace par des amalgames. À partir de ce jour, j'ai ressenti des maux de dents causés par de vraies caries apparaissant autour des amalgames.

Vers 25 ans, on me découvre un premier kyste sur l'ovaire droit qui crève de lui-même suite à une auscultation un peu musclée. Pendant la même période, je découvre un genre de kyste qui poussait derrière une de mes jambes, un peu en haut du genou. Le médecin le considère comme une tumeur bénigne.

1984: À 26 ans, je vis ma première et unique grossesse. L'accouchement est naturel mais me donne l'occasion de prendre conscience de beaucoup de lacunes dans le système médical.

1985-1986: Après ma grossesse (à 27 ans), on me diagnostique une hypothyroïdie (seuls symptômes: mal de gorge et réflexes lents).

1986-1997: Après le début de la médication pour l'hypothyroïdie, plusieurs petits bobos s'ajoutent à ceux que je traînais depuis mon enfance (ballonnements, champignons, eczéma, perte de libido, migraines). Les médecins n'en connaissent pas la cause et en soignent les effets par des médicaments de toutes sortes et par des changements de posologie pour le Synthroid. Je ne suis pas retournée chez le dentiste pendant cette période, endurant la douleur grâce aux dentifrices pour dents sensibles.

1998-1999: À 41 ans, je fais remplacer tous mes amalgames au mercure par de la résine composite blanche. Celle de la mâchoire supérieure n'a pas tenu plus d'un an. Sur la mâchoire inférieure, elle a tenu mais les dentistes s'accordent pour dire qu'on a appliqué une couche trop épaisse et qu'elle peut être la cause de mes grincements de dents (ATM).

En déc. 1998, des prélèvements sanguins, suite à une consultation pour expliquer la découverte de petites bosses derrière la nuque, indiquent encore une anémie ferriprive. Les petites bosses disparaissent vite et plus personne n'en parle.

1999-2000: Plusieurs tests (repas baryté, lavement baryté, avec radiographies correspondantes), destinés à trouver la cause de l'anémie, reviennent avec un résultat négatif. On me prescrit des surplus de fer par périodes de 3 mois avec arrêt pendant quelques mois à chaque fois.

En déc. 2000, une échographie pelvienne montre un kyste sur l'ovaire gauche qui va générer une véritable panique au cancer.

2001: J'ai alors près de 44 ans et des tests positifs répétés pour les hormones Beta-HCG font croire à un choriocarcinome (cancer du placenta même 16 ans après mon unique grossesse). On m'enlève l'ovaire gauche et la trompe de Fallope reliée et aucun cancer n'est trouvé.

On découvre que mon sang génère des anticorps hétérophiles (HAMA) contre le sérum de souris utilisé dans les appareils servant à faire les tests sanguins produisant ainsi de faux résultats positifs. C'est le fait que j'aie eu affaire à deux hôpitaux ayant des machines différentes qui m'a sauvé la vie puisque des traitements de chimiothérapie étaient prévus pour traiter un faux cancer. Si quelqu'un s'était donné la peine de vérifier ces résultats avant d'opérer, je n'aurais pas eu à subir d'opération.

Dans la recherche de métastases pour ce "supposé" cancer, différents tests (prélèvements sanguins multiples, analyse des urines et des selles, biopsie de l'utérus, ponction de moelle osseuse, mammographie, radiographies, scans de la tête, du thorax et de l'abdomen) sont effectués. Le scan du thorax montre des nodules aux deux poumons pour lesquels on veut m'opérer même après qu'on a déterminé que mon cancer n'en est pas un et que le pneumologue considère ces nodules comme des cicatrices puisque je ne fume pas. Je refuse ces biopsies aux poumons. Le chirurgien pneumo-thorax ne me donne que deux ans à vivre. Je choisis une surveillance par scanner aux 6 mois.

La même année (automne 2001), le dentiste ayant constaté que les travaux dentaires sont à refaire, ne propose aucune solution et me réfère à un prosthodontiste, lequel a pris sa retraite. Je dois poursuivre ma ronde de rendez-vous médicaux et je mets de côté mes problèmes dentaires.

2002: À 45 ans, un abcès sur une dent usée nécessite un traitement de canal. À cette occasion, un autre dentiste me parle d'acidité. D'autres tests médicaux en découlent.

2003: À 46 ans, je continue à chercher la cause de tous mes bobos anciens et nouveaux (dents usées, grincements inconscients, mauvaise haleine, pas de goût ni d'odorat, peu d'appétit, aucune libido, chaleurs de ménopause, acouphènes, début de surdité, constipation, douleur aux reins) La constipation est sûrement reliée à la prise de fer. Pour la mauvaise haleine, on me découvre une bactérie dans l'estomac que je crois avoir attrapé lors de ma dernière opération. Des antibiotiques me sont prescrits. Je continue à prendre régulièrement ma médication pour la thyroïde et pour l'anémie. On me découvre aussi des ANA positifs ce qui laisse à penser que je pourrais souffrir très bientôt d'arthrite rhumatoïde mais rien n'est confirmé.

2004: À 47 ans, le suivi de trois ans pour l'alerte au cancer se termine. Je suis toujours en vie et sans cancer mais aucun de mes petits bobos n'est guéri. Bien décidée à trouver des solutions, je commence à faire des essais avec mes médicaments : je diminue mes surplus de fer ainsi que ma dose de Synthroid pour les prendre alternativement une journée sur deux. Loin de me sentir mal, mes petits problèmes commencent à s'atténuer.

2005: À 48 ans, j'entreprends des démarches pour me faire arracher les dents puisque personne ne peut m'expliquer pourquoi les traitements n'ont pas tenu. J'essuie plusieurs refus. Les dentistes tiennent mordicus à recommencer les traitements. L'un d'eux préconise l'utilisation d'un rince-bouche au fluor et me réfère à un spécialiste en médecine buccale qui confirme un manque de salive, diagnostique un syndrome de Sjogren à faire confirmer par l'ophtalmologiste, soupçonne la maladie de Raynaud et parle lui aussi d'arthrite rhumatoïde même si je n'ai aucun symptôme apparent sauf dans les résultats des tests sanguins. Il me prescrit un traitement au Salagen après avoir d'abord essayé les salives artificielles. Celles-ci ne semblent pas fonctionner. Même si j'ai avisé le spécialiste que mon sang produit des anticorps qui peuvent fausser les résultats, personne ne met en doute les résultats des tests sanguins qui ont permis ces diagnostics.

Moins d'un mois après le début de l'utilisation du rince-bouche au fluor, mes dents commencent à se briser. Mes lectures à ce sujet indiquent que le fluor est nocif pour l'être humain, même si on le recrache!!!

En octobre 2005, une gastro-entérite dont les symptômes semblent ne pas vouloir finir me font orienter mes recherches vers l'intolérance au lactose. Un test, passé plus tard, indiquera que je ne souffre pas de ce mal. Pourtant, après avoir arrêté les produits laitiers pendant 3 jours, mes ballonnements et mes chaleurs cessent complètement. Je remplace donc le lait de vache par une boisson de soya enrichie, j'utilise la margarine sans lactose mais je continue quand même à tartiner mon pain de beurre de temps à autre. Avec ma médication réduite pour la thyroïde et le fer, je dors mieux et commence à me sentir très bien. Par contre, mes ronflements s'accentuent indiquant peut-être que mon hypothyroïdie n'est pas bien contrôlée.

2006: À 49 ans, les tests sanguins et divers examens chez plusieurs spécialistes confirment le syndrome de Sjogren, la maladie de Raynaud et l'arthrite rhumatoïde. Personne ne connaît les causes, personne ne semble les chercher non plus. Le Salagen, seul médicament préconisé produit chez moi des effets secondaires que je ne suis pas prête à supporter (retour des ballonnements et des chaleurs, vue embrouillée...). Ce dernier symptôme n'est pas surprenant puisque c'est un médicament composé de pilocarpine servant à soigner le glaucome. Après plusieurs semaines d'utilisation, la salive augmente. Donc l'effet secondaire d'un traitement est devenu le traitement principal pour une autre maladie. Et les effets primaires du premier traitement deviennent des effets secondaires dans le deuxième. Je cesse cette médication.

Mes symptômes peuvent signifier une malabsorption due à une intolérance. Malheureusement, la seule intolérance décrite dans la documentation est pour le gluten ou le lactose. Aucun dentiste n'a pu me décrire les symptômes d'une intolérance à la composite ou autre produit de dentisterie, malgré que plusieurs documents indiquent que cette intolérance existe.

En ce qui me concerne, comme je veux trouver les causes des maladies auto-immunes qu'on m'a découvertes et de mes symptômes, je dois examiner les éléments suivants: les surplus de fer, le Synthroid, les traitements dentaires ou le gluten. J'ai déjà cessé le fer pendant plusieurs mois sans que mes symptômes disparaissent. Je n'arrive pas à me faire arracher les dents. Pour le gluten, le régime est difficile et long à changer. Pour l'instant, je ne peux agir que sur le Synthroid.

Je décide d'arrêter complètement le Synthroid et je me sens beaucoup mieux. Mes problèmes de peau s'estompent graduellement. Mais sur l'insistance des médecins (menace de coma et de crise cardiaque), je le recommence après 5 semaines. L'endocrinologue me réfère à un allergologue pour vérifier une intolérance concernant la thyroxine. Malheureusement, la liste d'attente pour l'allergologue est de 20 mois (rien que ça!). Et de toute façon, l'endocrinologue ne croit pas à cette intolérance. Le dentiste aussi préconise des tests d'allergie aux quelques matériaux dentaires dont il me donne la liste.

Le biochimiste de l'hôpital confirme que les résultats de mes tests de TSH sont faussés par la production d'anticorps hétérophiles (HAMA) mais il est convaincu que les laboratoires utilisent des produits pour diminuer leur effet donc pas de contre vérification à faire selon lui.

Le résultat d'un test de biocompatibilité dentaire (suggéré sur le site des dentistes holistiques) m'est parvenu, divisé en deux parties. L'une d'elles liste les familles de métaux lourds pour lesquelles mon sang contient des anticorps. Le mercure fait partie de ceux-là. Ça pourrait expliquer pourquoi les amalgames ont provoqué des caries et pourquoi l'hypothyroïdie s'est déclarée après la pose d'amalgames.

La deuxième partie du test de biocompatibilité dentaire contient une liste des produits dentaires (près de 7000 produits) qui pourraient être le moins dommageables pour moi et ceux qui risquent de me poser des problèmes. Parmi ceux que le dentiste a utilisés en 1998-1999, deux ne sont pas tolérés par mon organisme et peuvent avoir déclenché une réaction d'auto-défense qui a eu pour effet de désagréger les matériaux nocifs.

Pour trouver un dentiste, holistique ou non, n'utilisant que des produits moins dangereux pour moi, il n'existe aucune liste centralisée; je dois contacter chaque dentiste et demander la liste des produits utilisés pour les obturations dentaires (composite, adhésif, nettoyant, etc). J'ai commencé par contacter une université avec faculté de dentisterie mais le directeur des cliniques ne veut pas de cas problème et ne veut surtout rien avoir à faire avec un test de biocompatibilité. J'ai fait parvenir ma liste au dentiste spécialisé en chirurgie buccale et maxillo-faciale en lui donnant la date de mon prochain rendez-vous avec le prosthodontiste. Ces derniers me tournent le dos.

Chez le dentiste holistique, le denturologiste a trouvé des composantes de dentiers qui sont compatibles et l'hygiéniste dentaire en a trouvé pour des restaurations mais le dentiste refuse de procéder à l'extraction et refuse aussi de traiter mes dents tant qu'on ne trouve pas la raison de la corrosion.

2007: Je viens de fêter mes 50 ans. Le dentiste holistique me tourne le dos. Le seul dentiste qui avait accepté de procéder à l'extraction de toutes mes dents a changé d'idée après avoir vu le test de biocompatibilité, en me faisant le message que je dois passer par un hôpital. Après avoir vu en consultation un chirurgien buccal de l'hôpital, ce dernier me dit qu'il ne peut rien faire sans une indication d'un dentiste généraliste. Une nouvelle consultation dans le même hôpital aboutit à une autre réponse négative: on ne peut pas traiter mes dents puisque les produits ne sont pas biocompatibles et on ne veut pas préconiser l'extraction parce que les dents sont réparables mais on le ferait sur demande écrite de la part d'un dentiste extérieur à l'hôpital. Aucun dentiste n'accepte d'écrire cette lettre. Mon cas est une "patate chaude" dont l'hôpital ne veut pas (et dont personne ne veut).

Côté médical, mon hypothyroïdie est confirmée à nouveau malgré des résultats de laboratoire faussés, confirmés eux aussi. Le dosage de médicaments reste approximatif. Mes essais pour me sentir mieux sont peut-être en train de miner encore plus ma santé. Je prends un comprimé de fer par semaine et le Synthroid seulement quelques jours par semaine. Je n'ai aucun nouveau rendez-vous prévu avec les médecins.

Je continue mes lectures et surtout je continue de poser des questions par courriel à ceux qui devraient, sinon connaître, du moins chercher les réponses. Malheureusement, le lien entre le dentaire et le médical ne semble pas exister. Et je ne trouve aucun appui dans le milieu médical ou dentaire. Les spécialistes rencontrés me laissent une image plutôt négative de leur travail. J'ai l'impression que personne n'est vraiment intéressé à trouver les causes des maladies. Quant aux dentistes, il est évident qu'ils ne veulent surtout pas qu'on sache que leurs traitements pourraient être nocifs pour la santé. En dernier recours, j'ai écrit au Premier ministre du Québec. Son attaché de presse a répondu avoir transmis mon message au Ministre de la santé et des services sociaux.

À ce jour (fin août 2007), j'attends toujours une réponse du Ministre. Je continue à "jouer" avec mes doses de médicaments selon comment je me sens. Pour mes dents, j'ai déniché un dentifrice sans fluorure pour dents sensibles. Ce n'est qu'en septembre que je pourrai tenter d'obtenir une nouvelle consultation avec mon médecin généraliste pour janvier.

À suivre.

Note au lecteur